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Foire aux questions
Questions
Réponse 11 : Quels sont les dispositifs de surveillance de l'exposition de la population ?
L’Observatoire des consommations alimentaires de l’Afssa établit les régimes alimentaires de forts consommateurs au profit de la commission d'étude de la toxicité des produits antiparasitaires à usage agricole, qui les utilise pour la fixation des limites maximales de résidus (LMR). En 2001, ces régimes alimentaires ont été réactualisés pour tenir compte de l’évolution des habitudes alimentaires. Selon la même approche, un régime alimentaire des nourrissons et enfants en bas âge a été établi pour la première fois.

Dans le cadre de la surveillance des expositions a posteriori, l’Afssa réalise par ailleurs ponctuellement des études d’exposition pour vérifier le non dépassement de la Dose Journalière Admissible (DJA) dans des circonstances particulières comme par exemple en cas de dépassement de LMR (exemple du méthamidophos dans les poivrons d’origine espagnole en février 2000). Ces études sont réalisées soit à partir de données maximales théoriques de contamination dans le cadre de simulations (par exemple en 2000 pour le thiabendazole), soit à partir des résultats des plans de surveillance des denrées alimentaires de la DGCCRF et de la DGAL.

Les données de plan de surveillance sur les fruits, légumes et céréales peuvent surestimer l’exposition moyenne des consommateurs dans la mesure où elles portent sur les teneurs en pesticides des aliments issus de la production et non sur les aliments tels que consommés après lavage et épluchage, voire cuisson. En revanche, on ne connaît pas à l’heure actuelle les niveaux d’exposition atteints par les consommateurs qui consomment systématiquement des aliments contenant davantage de résidus que la moyenne.

Une étude de type « Etude de l’alimentation globale » ou « Total Diet Study » doit être réalisée prochainement pour recueillir des teneurs en résidus de pesticides dans les aliments tels que consommés, en utilisant conjointement les données régionalisées sur l’eau de consommation courante et en tenant compte de la variabilité de la consommation alimentaire.