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Les définitions

Andosol : type de sol de couleur foncée, produit par l’altération des roches volcaniques, et notamment des cendres, et caractérisé par sa teneur élevée en un gel amorphe de silice et d’alumine (allophanes).


Aquifère : formation géologique contenant de façon temporaire ou permanente de l'eau mobilisable, constituée de roches perméables et capable de la restituer naturellement et/ou par exploitation.

 
Bassin versant : surface d'alimentation d'un cours d'eau ou d'un lac. Le bassin versant se définit comme l'aire de collecte considérée à partir d'un exutoire, limitée par le contour à l'intérieur duquel se rassemblent les eaux précipitées qui s'écoulent en surface et en souterrain vers cette sortie. Aussi dans un bassin versant, il y a continuité - longitudinale, de l'amont vers l'aval (ruisseaux, rivières, fleuves) - latérale, des crêtes vers le fond de la vallée - verticale, des eaux superficielles vers des eaux souterraines et vice versa. Les limites sont la ligne de partage des eaux superficielles.

Bioaccumulation et facteur de bioaccumulation (FBA) : La bioaccumulation désigne l'accumulation, par un organisme vivant, d'une substance par l'entremise du milieu physique où l'organisme vit ou via son alimentation. On peut exprimer le potentiel de bioaccumulation d'une substance par le facteur de bioaccumulation (FBA), le facteur de bioconcentration (FBC) ou le coefficient de partage octanol-eau (Koe). Le FBA et le FBC mesurent la concentration d'une substance dans un organisme vivant relativement à sa concentration dans le milieu ambiant. Le FBA représente l'apport total venant du milieu ambiant et de l'alimentation, tandis que le FBC reflète l'apport du seul milieu ambiant. Le coefficient de partage octanol-eau (Koe) fournit une estimation de la tendance d'une substance à se séparer de l'eau dans les milieux organiques, comme les lipides présents dans les organismes vivants. On peut utiliser le coefficient de partage en remplacement du FBA et du FBC lorsqu'on dispose de données expérimentales limitées.

Bioconcentration et facteur de bioconcentration (FBC) : La bioconcentration signifie l’accumulation par l’organisme aquatique de substances à une concentration supérieure à celle mesurée dans l’eau. C’est ce qu’exprime le facteur de bioconcentration : FBC = C organisme / C eau.


Bioamplification : augmentation cumulative des concentrations d’une substance persistante au fur et à mesure que l’on monte dans la chaîne alimentaire.


Biomasse : masse de la matière vivante par unité de surface à laquelle peut être associée la nécromasse correspondant a la masse de la matière « vivante morte ».

 
Captage : dispositif par lequel on puise (source, sous-sol, rivière) l’eau nécessaire à un usage donné.


Cas incidents : voir Incidence.

Concentration efficace 50 (CL50) : Concentration d'une substance toxique qui produit quelque effet sur 50% d'une population expérimentale généralement après 96 heures.

Concentration létale 50 (CL50) : concentration d'une substance toxique qui tue 50 % des poissons ou tous autres êtres vivants après une durée d'exposition donnée.


Demi-vie : la demi-vie désigne par le temps nécessaire pour que la quantité d’une substance contenue dans un système biologique (sang, sérum, tissus adipeux…) soit diminuée de la moitié de sa valeur initiale.


Dose journalière admissible (DJA) : la dose journalière admissible (en anglais, Acceptable Daily Intake ou ADI) représente la quantité d'une substance qu'un individu peut théoriquement ingérer quotidiennement (tout au long de sa vie), sans risque appréciable pour la santé. Elle est habituellement exprimée en mg de substance par kg de poids corporel.

Dose létale 50 (DL50) : dose provoquant 50% de mortalité dans la population d'organismes étudiée (animaux de laboratoire), pendant un temps donné, par administration unique.

Etude cas-témoin : étude qui consiste à comparer la fréquence d’exposition antérieure à un (ou plusieurs) facteur(s) de risque dans un groupe de « cas » atteints de la maladie étudiée, et dans un groupe de « témoins » indemnes de celle-ci. La mesure du facteur de risque est effectuée rétrospectivement. En santé environnementale, on cherche le plus souvent à savoir si les individus atteints de la pathologie étudiée sont significativement plus exposés au déterminant environnemental suspecté de leur pathologie que les individus témoins.

Etude de cohorte : étude qui consiste à suivre dans le temps une population définie (la cohorte), et à enregistrer les pathologies survenant dans cette population. L'étude de cohorte représente le type de protocole épidémiologique le plus proche de celui de l'approche expérimentale. Son but est de déterminer les facteurs de risque associés à la survenue d'une pathologie et de quantifier ces associations.


Facteur de sécurité : valeur appliquée à une dose sans effet nocif observé (DSENO ou NOAEL) ou à une dose minimale avec effet nocif (DMENO ou LOAEL) afin d'obtenir une dose de référence. La DSENO ou la DMENO sont divisées par le facteur de sécurité pour produire la dose de référence. La valeur du facteur de sécurité dépend de la nature de l'effet toxique, de la taille et du type de la population qu'il faut protéger et de la qualité des renseignements toxicologiques, et elle comprend des jugements scientifiques.

Indicateur proxi : l'indicateur proxi n'est pas une mesure directe du résultat énoncé, mais une mesure indirecte de la situation. Il est utilisé lorsque des mesures plus directes ne sont pas disponibles du fait de l’absence d’information ou de la complexité de la situation.

Halloysite : argile appartenant à la famille des kaolins.


Incidence : taux auquel de nouveaux cas de maladie, de blessures ou de décès se produisent dans une population au cours d'une période donnée. Le numérateur représente le nombre de nouveaux phénomènes (cas incidents) se produisant au cours d'une période définie; le dénominateur représente la population susceptible d'être touchée par le phénomène au cours de cette période, parfois exprimé en temps-personne.


Oligospermie : concentration des spermatozoïdes inférieure à 20 millions/ml de sperme.

 
Pédoclimatique : relatif au climat du sol (température et humidité du sol).

Pédologie : science ayant pour objet l’étude de la formation, de la structure et de l’évolution de sols.


Polluants organiques persistants (POPs) : Les Polluants Organiques Persistants (POPs) regroupent des substances organiques qui possèdent des caractéristiques toxiques, sont persistantes, s’accumulent dans les organismes vivants, sont enclines à se transporter par delà les frontières via l’atmosphère et se déposer à longue distance et sont causes probables d’effets néfastes sur l’environnement ou la santé à proximité ou non de leurs sources d’origines.

Ration d’incidence standardisée (RSI) : indicateur permettant de comparer un taux d'incidence d’une population spécifique à celui d'une population de référence.

Toxicité aiguë : effets nocifs résultant de l'exposition à une seule forte dose d'un produit ou d'une seule exposition à celui-ci.

Toxicité chronique : effets néfastes sur la santé de l’animal ou de l’homme après plusieurs expositions et à long terme.

Toxicité subaiguë/subchronique : toxicité subaiguë/subchronique résulte d'une exposition répétée ou prolongée des animaux d'expérience pendant plusieurs semaines (en général 28 jours) jusqu'à 3 mois (90 jours), ce qui correspond à une période brève au regard de leur espérance de vie.

Toxicocinétique : étude du devenir des substances toxiques dans un organisme vivant au cours du temps. Ce devenir est déterminé par divers processus : l’absorption, la distribution, le métabolisme (ou biotransformation) et l’excrétion. La concentration d'une substance toxique dans l'organisme est influencée par différents facteurs qui peuvent être regroupés en trois catégories : les facteurs biologiques, les facteurs environnementaux et les caractéristiques physico-chimiques de la substance elle même.

Valeurs toxicologiques de référence (VTR) : Une valeur toxicologique de référence, fixée le plus souvent à partir d'effets toxiques observés chez l'animal de laboratoire, est une quantité d'un contaminant que les experts estiment pouvoir être consommée sans que l'on puisse craindre d’effets néfastes pour la santé humaine soit durant la vie entière (limite tolérable d'exposition répétée chronique), soit dans un laps de temps court, une journée par exemple, (limite d'exposition aiguë). Cette dernière limite est toujours plus élevée que la limite d'exposition chronique. Ces valeurs toxicologiques de référence incluent des marges de sécurité. Les toxicologues s’accordent sur le fait que pour des toxiques à effets chroniques, une exposition supérieure aux valeurs toxicologiques de référence chroniques pendant de courtes périodes de la vie d’un individu n’induit pas nécessairement un risque significatif pour la santé des personnes.


Ultrafiltration : la filtration est une technique basée sur le principe du passage de l'eau à travers une membrane qui arrête physiquement tous les éléments dont la taille dépasse une certaines valeurs limite. L'ultrafiltration permet d’exclure les particules de taille comprises entre 0.001 à 0.1 µm. Elle permet ainsi une clarification-désinfection des eaux en retenant les particules, les macro-molécules organiques, les bactéries et les virus.