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> La gestion des risques / Autres mesures
Autres mesures

Information de la population

Le Grepp et le Grephy ont élaboré un certain nombre d’outils de communication afin de faire connaître à la population les actions mises en œuvre pour protéger au mieux leur santé ainsi que leur environnement.


En Martinique le Grephy a établi des fiches de communication faisant une synthèse transparente des différents aspects du dossier chlordécone. Ces fiches seront actualisées en fonction des résultats des études actuellement en cours. Ces fiches sont consultables sur le site de la Diren de Martinique .


En Guadeloupe, le Grepp a également mis en ligne un site internet dont l’objet est de diffuser l’information sur la lutte contre la pollution par les produits phytosanitaires. Le site du Grepp  fait également le point sur la pollution par les pesticides organochlorés en Guadeloupe et traite des volets environnementaux et sanitaires. D’autre part, Il met également en ligne des plaquettes de communication sur les bonnes pratiques et la gestion des déchets phytosanitaires.

Depuis décembre 2007, les préfets de région de Guadeloupe et de Martinique ont instauré un forum pesticides dans chaque île. Il s’agit d’une instance de consultation permanente entre l’Etat et les associations. Elle a pour but de rendre plus lisibles les données scientifiques et les mesures de gestion mises en œuvre pour protéger la population contre les risques liés au chlordécone et aux autres molécules phytosanitaires. Ces forums présidés par les secrétaires généraux des préfectures est composé de représentants des services de l’Etat, de scientifiques, de professionnels de l’agriculture et de la pêche et des représentants des associations concernées.

 

Prévention

• Santé de la population générale

Le 1er janvier 2006, la DSDS de Martinique a mis en place le programme de prévention Jafa (Jardins familiaux) dont l’objectif est de réduire l’exposition au chlordécone des populations consommant des légumes racines issus des jardins familiaux contaminés par le chlordécine. Ce programme implique à la fois l’Etat, les communes et la population. Il s'articule autour de 4 volets dont la mise en œuvre est confiée sur le terrain à des associations par le biais d’un appel à projet piloté par le GRSP :

 volet enquête : enquêtes de terrain, repérage des personnes consommatrices de légumes racines issues de jardins familiaux, analyses de sol des parcelles potentiellement contaminées,  
 volet nutrition : recherche de modification des comportements alimentaires des personnes en situation de sur-exposition, en vue de réduire cette exposition au chlordécone, 
 volet soutien : aide au changement des pratiques alimentaires et culturales des familles les plus défavorisées,  
 volet recherche : aide aux initiatives permettant de diversifier les moyens de prévenir une exposition trop élevée. 


Ce programme cible en priorité la population localisée dans la partie Nord Atlantique qui est la zone la plus contaminée de l’île avec 7 communes prioritaires (Ajoupa Bouillon, Basse-Pointe, Lorrain, Macouba, Marigot, Sainte Marie et Morne Rouge).

Pour la Guadeloupe, une étude de faisabilité d’un programme de prévention et de gestion des risques auprès de la population habitant les zones contaminées et s’alimentant à partir des produits de jardins familiaux ou de circuits courts de consommation (dons, troc, vente au bord des routes) a été initiée en 2007.


• Santé des travailleurs

Outre le chlordécone, les produits phytosanitaires sont susceptibles de provoquer des effets sur la santé (irritation de la peau, maux de tête, vomissement…). Même s'il est difficile de faire le lien entre ces symptômes non spécifiques et une quelconque exposition aux pesticides, Il est primordial que les victimes puissent signaler leurs symptômes. Ainsi, le Plan Interministériel de Réduction des Risques liés aux pesticides (Pirrp) 2006-2009  a prévu l’extension aux Antilles du réseau de toxicovigilance « phyt’attitude » mis en place en métropole par la Mutualité Sociale Agricole (MSA)  pour recenser les intoxications liées à l’utilisation des pesticides déclarées par les utilisateurs ou médecins traitants. Ce réseau a pour mission d’assurer une veille permanente de l’impact des produits phytosanitaire sur la santé des professionnels. Il met à la disposition des utilisateurs un numéro vert leur permettant de signaler leurs symptômes de manière anonyme et gratuite. Les données collectées sont ensuite analysées par un réseau de spécialistes (médecins du travail, conseillers en prévention et experts toxicologues avec pour objectif d’assurer des conditions de travail plus sûres pour tous les utilisateurs de produits phytosanitaires, professionnels, agriculteurs et autres, et de leur proposer des moyens de prévention efficaces et adaptés.


Depuis le début 2006, ce numéro vert 0 800 887 887 qui figure sur les nouveaux emballages de produits phytosanitaires est accessible depuis les Antilles françaises.


Récupération des stocks de pesticides organochlorés

Les déchets phytosanitaires sont définis comme des déchets industriels spéciaux (Dis) d’après la décision de la Commission Européenne du 3 mai 2000 transposée en droit français par le décret 2002-540 du 18 avril 2002 . Dans le cadre de cette réglementation les stocks de pesticides organochlorés subsistant en Guadeloupe et en Martinique ont été éliminés en 2002 lors d’une campagne d’élimination des produits phytopharmaceutiques non utilisés (PPNU). Cette action a été engagée à l’initiative des groupes régionaux Grepp et Grephy avec l’appui technique d’Adivalor (Agriculteurs, distributeurs, industriels, Valorisation). C’est ainsi que les premières collectes de produits phytosanitaires interdits ont été organisées en Guadeloupe et en Martinique. Cette opération a permis de récupérer 10 tonnes de Curlone® en Martinique et 12 tonnes de phytosanitaires interdits en Guadeloupe dont 3 tonnes de Curlone®. Ces déchets ont ensuite été expédiés en métropole où ils ont été incinérés conformément à la réglementation en vigueur sur les déchets industriels spéciaux. Cette campagne a été financée par des fonds publics.

 

 

En savoir plus :

 

Classification des déchets : décret 2002-540 du 18 avril 2002

 

Plan Interministériel de Réduction des Risques liés aux pesticides (Pirrp) : 2006-2009

 

Adivalor : consulter le site  

 

Diren Martinique : consulter le site 

 

DSDS Guadeloupe - DSDS Martinique

 

Groupe Régional d’Etude sur les Produits Phytosanitaires (Grepp)  : consulter le site  

 

Grephy : consulter le site  

 

MSA : consulter le site