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Les données / L'approche nationale / Eaux de consommation
Données 2001-2003

Le bilan sur la teneur en pesticides des eaux distribuées aux consommateurs pour la période 2001-2003

 

Ce bilan s’appuie sur environ 1 500 000 mesures réalisées au niveau de 13 500 installations de production et de distribution. L’importance de ce contrôle augmente chaque année aussi bien en quantité (nombre de prélèvements réalisés) qu’en qualité (nombre de pesticides recherchés). Environ trois-quarts des prélèvements sont réalisés sur les eaux d’origine souterraine et un quart sur les eaux d’origine superficielle.

Les mesures de pesticides réalisées dans le cadre du contrôle sanitaire des eaux mises en distribution (eau à la sortie des installations de traitement ou des captages qui ne possèdent pas de traitement) représentent 45 % du nombre total de mesures, soit 752 000 mesures entre 2001 et 2003. 369 pesticides différents ont été recherchés. Ces pesticides peuvent être regroupés en 14 familles définies en fonction de leurs compositions chimiques.

Les 50 pesticides les plus recherchés représentent 69 % de la totalité des mesures (au moins 4 500 mesures pour chacun d’entre eux ont été réalisées entre 2001 et 2003). L’atrazine, la simazine, l’atrazine-déséthyl, la terbuthylazine, la cyanazine, l’atrazine-déisopropyl et le diuron ont fait l’objet chacun de plus de 15 000 mesures.

Un nombre de plus en plus important de pesticides est recherché dans les eaux mises en distribution : de 217 pesticides recherchés en 1997, ce nombre est passé à 285 en 2001 puis à 369 en 2003.

La fréquence de recherche a augmenté pour l’atrazine et ses métabolites ainsi que pour la simazine. Ces derniers étaient considérés en 1995 comme les pesticides les plus fréquemment responsables de la contamination des eaux. La vingtaine de pesticides à l’origine de non-conformités de la qualité de l’eau en 1995, notamment le diuron, l’alachlore, le métolachlore, la terbuthylazine, la cyanazine, le chlortoluron et l’isoproturon, continue de faire l’objet, depuis 1997, d’un suivi renforcé
dans de nombreux départements.

332 pesticides sur les 369 recherchés ont été détectés dans les eaux mises en distribution au cours de la période 2001 à 2003. Ces détections représentent 11,7 % des mesures. L’atrazine et l’atrazine-déséthyl sont de loin les pesticides les plus détectés (plus de 10 000 détections). Le troisième pesticide le plus détecté, la simazine, a fait l’objet de 2 100 détections.

99,0 % des mesures réalisées dans les eaux mises en distribution mettent en évidence une absence de pesticides ou une présence de pesticides à des teneurs inférieures à la limite de qualité. Les mesures sur les eaux d’origine souterraine se sont avérées conformes dans 98,9 % des cas, contre 99,8 % pour les eaux d’origine superficielle.

59 pesticides ont été détectés à une teneur supérieure à la limite de qualité au moins une fois entre 2001 et 2003 (de 1 à 4 488 dépassements selon le pesticide considéré). Seuls 17 de ces pesticides présentent plus de 10 dépassements de la limite de 0,1μg/L et totalisent 99 % du nombre total de dépassements de la limite de qualité entre 2001 et 2003. L’atrazine-déséthyl et l’atrazine représentent à elles seules 87 % de ces dépassements.

S’agissant des dépassements du seuil de 20 % de la valeur sanitaire maximale (Vmax), 19 pesticides ont été mesurés au moins une fois à une concentration supérieure à ce seuil, ce qui représente 426 mesures de pesticides (0,06 % du nombre total de mesures effectuées pour les eaux mises en distribution). Seuls 4 pesticides (atrazine-déséthyl, atrazine, chlordécone et lindane) ont été mesurés à plus de 10 reprises à des concentrations dépassant le seuil de 20 % de Vmax.
Entre 2001 et 2003, seuls 5 prélèvements ont révélé la présence de pesticides à une concentration supérieure à leur valeur sanitaire
maximale (Vmax).


La situation de conformité permanente de la qualité des eaux a concerné en 2003, 91 % de la population, soit plus de 51 millions d’habitants. Cette situation concerne 16 979 unités de distribution d’eau. Pour 9,0 % de la population française, l’eau du robinet a été au moins une fois non-conforme au cours de l’année 2003. Cependant, sur les 5,1 millions de personnes concernées, 4,9 millions (96%) ont été alimentées par de l’eau non conforme n’ayant pas nécessité une restriction des usages alimentaires de l’eau. En revanche, 164 000 personnes ont été concernées en 2003 par des restrictions de consommation d’eau pour des usages alimentaires en raison d’une présence trop importante de pesticides. 57 % des situations de restriction des usages de l’eau concernent trois départements (Oise, Seine-et-Marne et Eure-et-Loir). De telles situations sont en diminution puisque, pour la période du précédent bilan portant de janvier 1999 à septembre 2001, elles concernaient 416 000 personnes.

Consultez les documents :

Les pesticides dans l'eau potable 2001-2003 

L'eau potable en France 2002-2004